Saumon, le retour !

Le Saumon Atlantique, un retour qui se confirme !

Après avoir disparu des cours d’eau normands et de l’Orne au début du XXème siècle, le Saumon Atlantique est réapparu timidement dans ce fleuve 100 ans plus tard, au début du XXIème siècle. A partir de 2010, le mouvement s’accélère ! Les observations se multiplient, notamment dans la station de comptage de May-sur-Orne gérée par la Fédération de pêche du Calvados, et, sur la période 2013-2017, la moyenne des observations s’établit ainsi à plus de 400 observations par an (données : http://normandiegrandsmigrateurs.fr/) !

Ce retour est à mettre en lien avec les travaux initiés pour effacer les barrages. Ces derniers gênant les poissons dans leur remontée du cours d’eau pour trouver des sites de pontes et s’y reproduire. Localement, la Communauté de communes Suisse-Cingal s’est saisie du sujet en réaménageant plusieurs ouvrages problématique bénéficiant d’un co-financement de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie. Les observations se sont poursuivies, notamment dans la Rouvre, grâce à la vigilance de l’association de pêche « la flérienne » qui a filmé à plusieurs reprises des individus adultes remontant la rivière.

Le Saumon, espèce migratrice emblématique des cours d’eau, a d’ailleurs prévalu à la désignation du site Natura 2000 « Vallée de l’Orne et ses affluents » qu’anime le CPIE. C’est dans le cadre de cette démarche que depuis le début de l’année, les services de l’Etat, des élus, des collectivités, des représentants des loisirs nautiques et des spécialistes du Saumon se sont réunis pour définir ensemble les contours d’un projet visant à mieux sensibiliser les pratiquants de loisirs nautiques à la présence de l’espèce. Le tourisme nautique constitue en effet une activité très prisée, notamment en période estivale, susceptible de dégrader malencontreusement l’habitat des saumons. Conscient de ces enjeux, l’ensemble des acteurs ont travaillé de concert pour définir le territoire et les types d’actions de sensibilisation à mener. Dans les prochains mois, les loueurs et bases de loisirs seront rencontrés afin de leur rapporter les échanges qui ayant eu lieu et d’envisager les modalités de leur implication et les moyens techniques et financiers à mobiliser en faveur de ce projet.